Ce que cherchent vraiment les pirates informatiques lors d’une cyberattaque

28 février 2026

Les pirates informatiques ne cherchent pas le frisson de la transgression ni la simple prouesse technique. Ce qu’ils veulent, ce sont les failles, les faiblesses dans l’armure numérique des particuliers comme des entreprises. Leur objectif : tirer profit, saboter, manipuler, et, parfois, laisser un message en lettres de feu sur les murs virtuels de leurs adversaires.

Qu’est-ce qu’une cyberattaque ?

⌚ : 4 minutes Une cyberattaque, c’est l’assaut prémédité d’un individu ou d’un groupe contre une infrastructure informatique. Le but ? Forcer l’entrée, contourner les défenses, et exploiter la moindre brèche du réseau visé. Dans la réalité, l’attaque prend souvent la forme d’une intrusion discrète, d’un virus insidieux ou d’une manipulation du système à distance.

Quelle est la fréquence des cyberattaques ?

Les attaques numériques ne sont plus des incidents isolés. Les entreprises y font face quotidiennement. John Chambers, ex-PDG de Cisco, l’a résumé sans détour : il existe deux catégories d’organisations, celles qui ont déjà été compromises, et celles qui l’ignorent encore. D’après le rapport annuel de Cisco sur la cybersécurité, le nombre d’événements recensés entre janvier 2016 et octobre 2017 a presque quadruplé. Un chiffre qui donne la mesure du phénomène.

Pourquoi les pirates s’attaquent-ils à nos systèmes ?

La cybercriminalité progresse chaque année. Les attaquants convoitent les systèmes vulnérables, attirés par la promesse d’un gain rapide ou d’une rançon. 53 % des attaques entraînent des pertes supérieures à 500 000 dollars. Derrière ces chiffres, des PME obligées de suspendre leur activité, des hôpitaux paralysés, des collectivités locales forcées de revoir leurs priorités. Certains actes sont motivés par l’argent, d’autres par des raisons idéologiques. Le « hacktivisme » vise à marquer les esprits, à saboter ou à dénoncer. Des systèmes entiers sont parfois détruits pour envoyer un signal ou défendre une cause.

Qu’est-ce qu’un botnet ?

Un botnet désigne un ensemble d’appareils infectés par un logiciel malveillant, ordinateurs, routeurs, objets connectés,, tous pilotés à distance par un agresseur. Le propriétaire n’en a généralement pas conscience. Les pirates utilisent ces réseaux de machines zombies pour amplifier la puissance de leurs attaques. Lors d’une offensive par déni de service distribué (DDoS), par exemple, le botnet déverse un flot ininterrompu de requêtes sur une cible, jusqu’à l’asphyxier.

Les méthodes de cyberattaque les plus répandues

Malware : logiciels malveillants

Le terme « malware » regroupe tous les programmes conçus pour nuire : virus, ransomwares, chevaux de Troie, logiciels espions, vers. L’infection se produit souvent quand un utilisateur ouvre une pièce jointe piégée ou clique sur un lien vérolé. Une fois installé, le malware agit dans l’ombre : il peut verrouiller des fichiers, installer d’autres programmes malveillants, siphonner des données confidentielles ou rendre le système inutilisable. Voici ce que permettent ces programmes :

  • Bloquer l’accès à des éléments vitaux du réseau via un ransomware.
  • Déployer d’autres malwares pour renforcer l’attaque ou brouiller les pistes.
  • Transférer discrètement des informations sensibles, comme le font les logiciels espions.
  • Altérer ou paralyser certains composants, jusqu’à rendre le système hors-service.

Hameçonnage : le piège du faux message

L’hameçonnage consiste à envoyer des messages frauduleux qui imitent des sources officielles, banques, administrations, fournisseurs d’accès. L’objectif : récupérer des données personnelles, des identifiants ou des coordonnées bancaires, ou encore installer un programme malveillant sur l’ordinateur de la cible. Ce type d’attaque se banalise, profitant du volume colossal de courriels échangés chaque jour.

Attaque de l’intercepteur : l’homme du milieu

Les attaques dites « man-in-the-middle » (MiTM) surviennent lorsqu’un pirate s’intercale entre deux parties lors d’une transaction ou d’un échange de données. Une fois le trafic intercepté, l’agresseur peut espionner, modifier ou dérober des informations. Deux situations exposent particulièrement :

  • Dans un réseau Wi-Fi public non sécurisé, le pirate se positionne entre l’appareil d’un utilisateur et la connexion. L’utilisateur, persuadé de dialoguer avec le réseau, transmet en réalité ses données à l’attaquant.
  • Si un malware a déjà infecté l’appareil, il peut installer un programme qui capture toutes les informations transmises par la victime.

Déni de service : saturer la cible

L’attaque par déni de service vise à submerger serveurs ou réseaux sous un flot de requêtes, jusqu’à rendre les ressources inaccessibles. Les utilisateurs légitimes ne peuvent alors plus accéder au service. Quand l’attaque est lancée depuis plusieurs appareils, on parle de DDoS (Distributed Denial of Service). Ce mode opératoire a déjà mis à genoux des sites majeurs, des plateformes de jeux en ligne ou des services publics.

Injection SQL : la faille dans la base de données

L’injection SQL (Structured Query Language) a lieu lorsqu’un pirate insère du code malveillant dans un serveur qui utilise ce langage, dans le but de forcer la révélation d’informations confidentielles. Il suffit parfois de placer une ligne de code dans le champ de recherche d’un site vulnérable pour accéder à des données qui auraient dû rester protégées. Cette technique, d’une efficacité redoutable, vise directement le cœur des applications web.

Attaque « jour zéro » : exploiter l’instant de faiblesse

Une attaque « jour zéro » intervient juste après la découverte d’une nouvelle vulnérabilité, mais avant que le correctif ne soit mis en place. Les pirates profitent de cette fenêtre, souvent très courte, où la faille est connue mais pas encore comblée. Repérer ce type de menace exige une veille active et des outils adaptés.

Pour donner une vision d’ensemble, voici les différentes formes que peut prendre une cyberattaque :

  • Les attaques DDoS, bloquer ou ralentir un système jusqu’à ce qu’il soit inutilisable
  • Cyberespionnage, accéder à des informations confidentielles à des fins stratégiques
  • Cyberharcèlement, menaces, chantage ou intimidation en ligne
  • Cyberfraude, manipulation de chèques, falsification de documents, tricherie lors de votes
  • Cyberdénonciation, divulgation de données jugées sensibles, parfois illégale selon les contextes politiques
  • Contrefaçon numérique et marché noir, échanges de biens, de logiciels ou de contenus interdits
  • Criminalité financière, détournement de fonds, escroqueries sophistiquées
  • Propagande, diffusion massive de contenus orientés, manipulation de l’opinion
  • Usurpation d’identité numérique, se faire passer pour autrui pour commettre des délits
  • Intrusion et vol de données, accéder sans autorisation à des bases d’informations
  • Défacements, modification de l’apparence d’un site, d’un blog, pour laisser une signature ou un message

Face à ces menaces, aucune entreprise ni aucun particulier n’est à l’abri. Les cybercriminels, organisés ou opportunistes, inventent sans cesse de nouvelles tactiques. L’enjeu ne se limite plus à la protection des données : il touche au fonctionnement même de nos sociétés. Ignorer la réalité du risque numérique, c’est laisser la porte entrouverte à ceux qui savent si bien la forcer.

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